Lecture : « Va où ton cœur te porte », 1er livre qui a bouleversé ma vie

Va où ton coeur te porte, Susanna Tamaro

C’est le premier livre qui a bouleversé ma vie et il méritait que je vous le partage.
Il y a environ 15 ans, je le lisais pour la première fois, sans grande conviction et sûrement encore en crise d’adolescence…sans imaginer l’influence qu’il a pu avoir sur moi quand j’ai fermé cette dernière page …


J’ai vu en cette grand-mère, ma grand-mère que j’avais encore à ce moment là, qui raconte à sa petite fille, sous forme de journal intime, son propre voyage à la recherche de soi en écoutant son cœur. 

A cette période je ne savais pas dans quelle direction j’allais et je crois qu’il a su me guider dans les tourments que peut avoir une jeune adolescente. Je l’ai relu il y a peu de temps, ça ne change pas, ce livre est un chef d’oeuvre, il me tient à cœur ♥

Je vous embrasse

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Extraits et passages : 

« Quand plusieurs routes s’offriront à toi et que tu ne sauras pas laquelle choisir, n’en prend pas une au hasard, mais assieds toi et attend, respire profondément avec confiance, sans te laisser distraire par rien, attend encore et encore, ne bouge pas, tais-toi et écoute ton cœur, puis quand il te parle, lève toi et va où il te porte. » 

 

Tu es partie depuis deux mois et depuis deux mois, à part une carte postale dans laquelle tu m’informais que tu es toujours vivante, je suis sans nouvelles de toi. Ce matin, dans le jardin, je me suis arrêtée longuement devant ta rose. Bien que nous soyons déjà en plein automne, elle se détache avec sa couleur pourpre, solitaire et arrogante, sur le reste de la végétation désormais éteinte. Tu te souviens du jour où nous l’avons plantée ? Tu avais dix ans et, depuis peu, tu lisais Le Petit Prince. C’est moi qui te l’avais offert pour te récompenser d’être passée dans la classe supérieure. Tu avais été émerveillée par cette histoire. De tous les personnages, tes préférés étaient la rose et le renard ; tu n’aimais pas le baobab, le serpent, l’aviateur, ni tous les hommes vides et présomptueux qui erraient, assis sur leurs minuscules planètes. C’est ainsi qu’un matin, alors que nous prenions notre petit déjeuner, tu as dit : « Je veux une rose. » Je t’ai fait remarquer que nous en avions déjà beaucoup, et tu as répondu : « J’en veux une qui ne soit qu’à moi, je veux m’en occuper, je veux la faire pousser. » Naturellement, en plus de la rose, tu voulais aussi un renard. Avec l’astuce des enfants, tu avais placé le désir le plus simple devant celui qui était presque irréalisable. Comment aurais-je pu te refuser le renard après t’avoir concédé la rose ? Nous avons discuté longuement sur ce point et, à la fin, nous sommes tombées d’accord sur un chien.

 

Vois-tu, j’ai été amenée à te servir de mère alors que je n’étais plus toute jeune, à l’âge où d’habitude on n’est que grand-mère. Il y avait à cela bien des avantages. Des avantages pour toi, parce qu’une grand-mère-maman est toujours plus attentive et plus gentille qu’une maman-maman, et des avantages pour moi parce que, au lieu de gâtifier avec celles de mon âge entre une canasta et une matinée au théâtre, j’ai été de nouveau entraînée, avec violence, dans le flux de la vie. À un moment donné, pourtant, quelque chose s’est cassée. Ce n’était ni ma faute ni la tienne, juste la loi de la nature.

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